Photo : Sofie et son père – « Love and Anarchy » – traduction du panneau : « Contre la stupidité »

FOLLES & FOUS : REJOIGNEZ-NOUS !

 

Le confinement et mon nouveau métier m’ont amenée à reconsidérer ce qu’est la folie.

Et particulièrement dernièrement, en regardant la chouette série ‘Love & Anarchy’.

Chouette parce que, déjà, c’était chouette justement d’entendre parler suédois (Long time no see Scandinavia).

Chouette parce que comme souvent, j’y ai vu tellement de liens avec ce que je vis, avec ce que nous faisons avec Club Culotté et avec ce que vivent nos client·es.

‘Kärlek & Anarki’ en VO nous raconte la vie de Sofie, la quarantaine. Sur le papier tout va bien : vie pro et vie familiale a priori épanouies et réussies.

Mais, alors qu’elle vient d’accepter un nouveau job dans une maison d’édition en crise pour l’accompagner à intégrer la modernité et ses technologies magiques, Sofie rencontre son nouveau collègue, Max, la vingtaine. Elle va à son contact, doucement « péter un câble » comme je le dirais si je vous parlais plutôt que vous écrivais.

À mesure que la série avançait, la question posée pour moi était : « mais où est la folie : du côté de celle qui « pète un câble » ou de tout ce qui résiste en face ? »

> La folie est-elle du côté de Sofie qui prend conscience qu’elle est enfermée et coincée dans une prison dorée qui la maintient dans une conformité qui l’étouffe, et se libère ?

> La folie est-elle du côté du père de Sofie, qui lutte comme il peut contre un monde en crise qui n’a pas de sens ? Jusqu’à en perdre la tête, faire des allers-retours en hôpital psychiatrique et susciter chez son gendre méfiance et rejet ?

> Ou la folie est-elle du côté de toutes celles et ceux qui les observent, les contraignent à rentrer dans le moule du système dominant, paradoxes et contradictions étouffées ? Tels le mari de Sofie (qui soit dit en passant est un bel exemple de machisme bienveillant, et la preuve que le patriarcat existe en Scandinavie) ? Ou la future acheteuse, boss du Netflix local, qui frôle la crise de nerf à mesure que le temps passe ?

Ces questions résonnent avec les nombreuses discussions que j’ai avec mon associée, Nathalie : sommes-nous voué·es à nous sentir coupé·es d’une partie de nous, fou·olles, aliéné·es, voire au bord du burn out pour fonctionner dans ce monde ? Ou la folie est-elle justement de ce monde, monde qui ne peut faire de la place à nos singularités et élans non conformes ?

Si je coachais Sofie, forcément j’aurais envie de lui demander si le fait d’avoir accepté ce job de faire entrer dans la conformité et le mainstream une bande d’artistes engagés en plein doute, n’est pas le miroir de sa propre vie intérieure et extérieure.

Il n’y a là aucun jugement de valeur.

Juste une résonance de ce qui s’est passé pour moi, de ce qui se passe pour nombre de nos client·es.

Il y a là en tout cas une invitation.

Celle de questionner la part de folie de ce monde que vous avez peut-être intégrée pour fonctionner au mieux. Et de questionner l’autre part, celle que vous n’exprimez pas, de peur de ne plus appartenir ou être reconnu·e par ce monde ?

S’il vous arrive de vous sentir fou ou folle, ou que le monde vous semble fou, contactez-moi. Vous n’êtes pas seul·e, nous accompagnons déjà des folles et des fous à vivre et changer ce monde.

Folles et fous rejoignez-nous !

Clémentine, co-créatrice de Club Culotté

Clémentine Lemaire

About Clémentine Lemaire

Leave a Reply